Compte rendu de mission – Juin & Novembre 2018 – Siguiri – Appui aux urgences médico-chirurgicales

 

 

 

COMPTE RENDU

Projet d'appui aux urgences médico-chirurgicales

Hôpital préfectoral de SiguiriDu 18 au 29 juin 2018

Du 7 au 21 octobre 2018

 

Référents experts :

Auban David, IDE urgentisteCaron Marie, IDE urgentiste

 

  • Objectifs:

 

Mission juin 2018

  • Aider à la mise en place d’une ambulance pour le ramassage des victimes de la voiepublique

  • Former aux gestes de premiers secours, aux techniques de relevage des victimes, à la prise en charge des polytraumatisés (formations faites aux divers intervenants sur l’ambulance : médecins, ATS et ambulanciers)

  • Mettre en place des cahiers de suivi du matériel, des fiches bilans, des fiches defonctions.

 

Mission octobre 2018

  • Evaluer les actions mises en place en juin 2018

  • Réfléchir avec les partenaires aux problèmesrencontrés

  • Evaluer les formations en interne et continuer lesformations

 

  • Déroulement en juin 2018:

 

Lors de notre venue en juin, nous avons fait une réunion avec toute l’équipe des urgences afin de savoir ce qu’ils voulaient faire avec cette ambulance, comment voulaient-ils le faire et quels étaient les problèmes actuels rencontrés.

 

Nous avons établi ensemble un début de projet :

  • réhabiliter l’ambulance;

  • savoir ramasser les victimes d’accident de la voie publique avec l’ambulance avec à bord un médecin, une ATS et un ambulancier;

  • savoir prodiguer les premiers soins;

  • rapatrier les victimes à l’hôpital de Siguiri;

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  • créer un fond de roulement pourl’ambulance

 

Tout d’abord l’équipe a décidé de créer un forfait rapatriement selon le trajet :

  • des alentours de Siguiri à l’hôpital préfectoral de Siguiri : l’ambulance se déplace gratuitement;

  • de l’hôpital de Siguiri à Bamako : forfait de 2 500 000 francs guinéens;

  • de l’hôpital de Siguiri à Conakry : forfait de 3 500 000 francsguinéens

 

L’argent des rapatriements récoltés doit servir à :

  • donner un perdiem de 150 000 francs guinéens à l’ambulancier, à l’ATS et au médecin pour le trajet;

  • payer le carburant pour l’aller et le retour de l’ambulance;

  • remplacer le matériel utilisé pendant le rapatriement;

  • payer l’entretien technique de l’ambulance;

  • créer un fond pour permettre la gratuité des rapatriements aux alentours deSiguiri.

 

Actions mises en place en juin 2019:

 

  • Dr Abdoulaye Bachir Condé (ABC) a réussi à récupérer pour le compte des urgences de l’hôpital, l’ambulance donnée à l’époque pour les victimes d’EBOLA et l’a remise en état avec l’aide financière du chef de service des urgences Dr Bala. Nous avons récupéré du matériel de la SAG et d’EDA (cf. inventaire des dons) afin de créer un fond de roulement de matériel de base. Nous avons mis en place 2 sacs d’intervention à prendre lors de chaque intervention (nécessaire fractures, plaies, immobilisations, protections individuelles, douleurs, constantes…. cf. inventairesdons).

 

  • Le fournisseur Orange à offert un numéro vert et 1 téléphone à l’équipe desurgences.

Des sensibilisations sont faites de manière hebdomadaire au niveau des 4 radios locales afin que les gens pensent à appeler le numéro vert en cas d’accident.

Le téléphone est donné à l’équipe qui prend la garde (à 8h ou à 15h), il est branché en permanence.

 

  • L’équipe locale et nous-mêmes, avons réfléchi ensemble à la création d’une fiche bilan d’interventions (cf. fiche bilan) à remplir au moment de chaque intervention, formations faites auprès des équipes locales susceptibles d’intervenir au niveau de l’ambulance (formations faites par EDA en premier puis par les soignantslocaux).

 

  • Mise en place de formations offertes par la SAG tous les samedis matin à la SAG pour tous les soignants qui souhaitent y participer : formations sur les techniques deréanimation.

 

  • Lors d’une réunion avec les équipes locales et EDA, nous avons mis en place 1 classeur pour le responsable de l’ambulance (objectif est de récupérer chaque facture liée à l’ambulance, les feuilles de présence lors des formations internes, …), des fiches de poste et des cahiers de fonctions avec référents : médecin, ATS et ambulancier (cf. cahier de fonctions, fiches de poste) afin d’assurer une traçabilité del’ambulance.

 

  • Responsables mis en place : Dr Abc pour le fonctionnement globale de l’ambulance, les formations et fiches bilan. Félicienne pour le fonctionnement ATS et Millimono pour le fonctionnement ambulancier.

 

  • Déroulement en octobre 2018:

 

Lors de notre mission d’octobre 2018, nous avons commencé par des entretiens auprès des 4 principaux interlocuteurs du projet ambulance. Dr Bala, Dr ABC, Félicienne et Millimono. Ces entretiens individuels avaient pour but que chaque « responsable » puisse nous faire part de son regard sur le fonctionnement

de l’ambulance, des difficultés rencontrées soit pour remplir les cahiers soit pour juste effectuer le travail qui leur incombait, de proposer des améliorations et de pouvoir discuter du projet librement sans problème de hiérarchie.

Nous avons donc pu établir une liste de problèmes, difficultés rencontrées et axes d’amélioration. A la suite de cela, nous avons proposé deux réunions d’équipe des urgences (une réunion par semaine de mission) afin que tout le monde comprenne les difficultés des uns et des autres, trouver des solutions ensemble et travailler sur de nouveaux axes d’amélioration.

 

Difficultés exprimées par les équipes:

 

  • Carburant et ambulance : l’ambulance mise a disposition du service des urgences est très souventréquisitionnée par différentes personnes de la commune de Siguiri (transport de corps, transports personnels…). Cela entraine par conséquent : difficultés à gérer le carburant mis dans le véhicule pour les interventions (car l’ambulance peut être réquisitionnée et vidée de son carburant sans que personne ne refasse le plein). Difficultés à répondre aux appels quand l’ambulance est déjà prise pour une autre action et que personne ne sait où elleest.
  • Les solutions trouvées : l’ambulance a un double réservoir d’essence, nous avons donc pensé que le service des urgences pourrait faire le plein dans un des 2 réservoirs et pourrait maitriser son utilisation avec une clé. Ce qui permettrait qu’au moment de l’emprunt du véhicule les personnes soient obligées de faire le plein et ne puissent pas utiliser l’essence mise par les urgences. Pour le moment, nous n’avons aucun champ d’action sur l’emprunt de l’ambulance à part la sensibilisation de tous. L’achat d’une autre ambulance permettrait de régler définitivement ceproblème.

 

  • Carburant pour formations SAG et avances de carburant pour utilisation ambulance : le carburantpour les formations à la SAG devait être pris en charge par l’hôpital mais lors de notre venue nous nous sommes rendus compte que les médecins eux mêmes payaient les frais occasionnés par ces formations. Nous nous rendons bien compte que ça ne peut pas perdurer car les frais sont importants et peu peuvent se permettre de faire le plein du véhicule. Ce sont toujours les mêmes ​​ qui financent pour tout le monde. En ce qui concerne l’avance de carburant pour les interventions c’est très souvent le Dr Bala ou le Dr ABC qui financent pour que le véhicule puisse se rendre sur les interventions ce qui ne peut pas perdurer nonplus.
  • Les solutions trouvées : Nous avons demandé au Dr Maghoma, directeur de l'hôpital de la SAG, de faire venir son adjointe Bruna à l’hôpital de Siguiri pour faire les formations. Nous avons argumenté cela en pointant le fait que les formations proposées à la SAG sont très intéressantes mais beaucoup trop complexes et complètes compte tenu du matériel à disposition à l’hôpital. Nous pensons donc qu’il est préférable que les soignants de l’hôpital reçoivent des formations adaptées à leurs moyens matériels. Selon nous, Bruna sera plus en capacité d’adapter ses formations si elle se trouve sur le terrain. Dr Maghoma est d’accord, nous devons en parler avec Bruna et le mettre en place, si elle est d’accord, à partir de janvier 2019. Cette solution permettra de régler le problème de l’avance des frais pour l’essence, avoir tout le personnel de l’hôpital de Siguiri en formation par petits groupes (il sera plus facile de se détacher de son service pour aller dans la cour faire une formation que pendant 4h en dehors del’hôpital).

 

  • Concernant l’avance de carburant pour les interventions de l’ambulance nous avons mis en place un cahier de registre des transferts et un facturier. Nous nous sommes aperçus que les comptes n’étaient pas tenus de telle sorte à pouvoir être vérifiés. Certaines personnes nous ont fait part de leurs suspicions concernant l’argent perçu pour les transferts et l’argent réinjecté pour l’ambulance. Pour cela nous avons mis en place avec les équipes un registre qui sera tenu par Dr Bala (chef de service des urgences) + un facturier : les factures doivent servir de récépissé aux familles lorsqu’ elles payentletransfertd’undeleurmembreetpournousafind’avoirunevisibilitésurlesentréeset

sorties d’argent pour l’ambulance. Cela pourrait aussi nous permettre de nous assurer d’un potentiel fonctionnement autonome de l’ambulance.

 

  • Certaines interventions n’ont pas pu être faites : quelques fois le téléphone relié au numéro vertn’apas été donné à l’équipe de garde. Ils auraient manqué une dizaine d’appels et donc une dizaine d’interventions.
  • Installer un socle fixe sur le mur du bureau d’entrée des urgences, pièce où il y a toujours quelqu’un. Responsabiliser encore à la veilletéléphonique.

 

  • Entretien du véhicule difficile à respecter par l’ambulancier : il ne sait pas à qui demander l’argentdont il a besoin pour faire l’entretien technique du véhicule et le lavage intérieur et extérieur de l’ambulance. L’entretien du véhicule est payé par ceux qui peuvent. Les pneus sont très usagés il faudrait leschanger.
  • Nous avons eu un entretien avec la SAG qui nous a assuré que la SAG pourrait prendre en charge l’entretien total de l’ambulance. Nous devons évaluer la faisabilité en janvier 2019. Dr ABC à trouver ​​ 5 pneus qui lui ont été amenés en novembre 2019. Nous n’avons pas encore vu les nouveauxpneus.

 

  • Pas assez de formations lorsque EDA n’est pas enGuinée.
  • Nous avons revu avec eux les formations que nous avions faites. Nous les avons évalués pour être sûrs qu’ils transmettraient les formations comme vu ensemble. Nous leur avons demandé de désigner un « responsable » formations. Cela nous permettra, par le biais des fiches de présence que nous leur avons données, de faire le point sur les soignants formés, le nombre de formations effectuées et sur les thèmes choisis afin de pouvoir renforcer tout cela lors de nosmissions.

 

  • Problème d’inventaires et de suivi des consommables par lesATS.
  • Certaines ATS nous ont dit que les clefs du local contenant le matériel donné par la SAG et EDA n’étaient pas à leur disposition. Avec l’accord du chef de service, Dr Bala, il a été proposé de faire 3 clés pour cette armoire et de désigner quand nous ne serons plus en Guinée un responsable du matériel et des sacs d’intervention. Nous avons mis en place un cahier d’inventaire (cf. Pièce jointe), une copie des divers dons a été intégrée à ce cahier. Cela nous permettra de connaitre les ruptures, ce qu’il faut remplacer après chaque intervention et le cout du fonctionnement actuel du matériel de l’ambulance.

 

  • Manque de communication entre l’ambulance et l’hôpital : lorsque l’ambulance est en transfert, leséquipes mobilisées souhaiteraient avoir un lien avec l’hôpital au cas où ils leur arriveraient un problème. Lors d’intervention aux alentours de Siguiri, ils souhaiteraient aussi pouvoir communiquer avec les urgences de l’hôpital afin de transmettre les informations du patient pour une meilleure prise en charge à l’arrivé desurgences.
  • Nous avons bien entendu ce problème. Nous pensons qu’en effet une meilleure ​​ communication entre les équipes mobiles et celles de l’hôpital favoriseront une meilleure prise en charge du patient. En discutant de ce problème avec la SAG, ils nous ont parlé d’un système de radio. Nous devons avoir des nouvelles en janvier afin d’équiper les membres de l’ambulance et les urgences deSiguiri.

 

  • Ils ne connaissent pas le nombre de places disponibles dans les autres services del’HPS.
  • Pour une meilleure prise en charge, l’équipe a demandé à ce que tous les matins, chaque service donne un aperçu de ses places disponibles. Nous devons en parler aux chefs de service en janvier afin de mettre cela en place si tout le monde est d’accord au moment duSTAFF.

 

  • Certains médecins ont relevé des problèmes de prise en charge au niveau de Bamako lors destransferts. Ils ont l’impression que la prise en charge des patients dans les cliniques ou hôpitaux de Bamako est dépendante des médecins guinéens présents lors destransferts.
  • L’équipe guinéenne souhaite tout d’abord avoir une liste des médecins urgentistes référents dans les divers hôpitaux et cliniques de Bamako afin de ne pas avoir de problème au moment du transfert. Ils souhaitent aussi créer une fiche de transfert avec les équipes maliennes susceptibles de recevoir les patients de Guinée afin de coordonner les actions et les prises en charge. Dr ABC a dit qu’il allait s’en occuper. Nous avons rajouter que ce serait bien d’avoir les coordonnées de ces soignants au Mali afin de les prévenir lors destransferts.

 

  • Problème de médecin. Seul Dr ABC est investi dans le projet commetitulaire.
  • Un deuxième médecin fraichement arrivé à Siguiri, logé et blanchi par le Dr ABC serait très intéressé par le projet. Nous devons chercher un moyen de le rémunérer et de s’assurer qu’il reste àSiguiri.

 

  • Problème avec l’ambulancier désigné à savoir Millimono qui est trop souvent réquisitionné pourd’autres missions et qui n’est pas assez disponible pour les formations et lesinterventions.
  • L’équipe locale a proposé de trouver un autre chauffeur qui pourrait être formé aux soins de ​​ premiers secours et au métier d’ambulancier afin de prendre le relais de Millimono. Les équipes locales ont pensé que de le payer 800 000 francs guinéens par mois serait parfait afin qu’il ne soit présent que pour les urgences. Nous avons bien entendu dit que par rapport à la rémunération nous ne disposions pas en ce moment de financement, ce à quoi Millimono à proposé qu’au début il reçoive un perdiem pour chaque intervention ou transfert. Nous devons évaluer cela en janvier2019.

 

Evaluation des actions et des problèmes par équipe EDA en octobre 2018 :

 

  • En octobre 2018, nous nous sommes rendus compte que les cahiers n’étaient pas bien suivis, nous en avons donc discuté avec eux et après s’être mis d’accord sur le fait que les contrôles écrits représentent une mesure pénible mais indispensable pour l’élaboration du projet, nous avons rediscuté de la répartition des taches au sein de l’équipe des urgences afin que tout le monde soit concerné et que toutes les responsabilités n’incombent pas qu’à une seulepersonne.

Afin de pouvoir contrôler tout cela nous avons mis en place des registres et des cahiers pour chaque responsable :

 

  • Responsable ambulance :M.Millimono

  • Responsable registre des transferts : DrBala

  • Responsable suivi des formations : Félicienne Sangaré et Dr ABC

  • Responsable des sacs d’urgences :à

  • à voir en janvier 2019

  • Responsable des feuilles d’intervention : DrABC

  • Responsable inventaire matériel donné par EDA et SAG pour l’ambulance : A voir en janvier2019

 

Chaque responsabilité a été définie par l’équipe guinéenne et EDA, un cahier avec fiche de fonction a été mis en place afin que chacun connaisse ses responsabilités et puisse marquer ses difficultés lorsqu’EDA n’est pas présent (cf. copies). Le chef de service Dr Bala ainsi que le Dr ABC ont choisi de nommer les responsables en interne sans l’aide d’EDA. Nous rencontrerons en janvier les responsables désignés pour chaque fonction (toutes les fonctions lors de notre passage en octobre n’avait pas encore de responsable).

 

  • Ensuite avec l’équipe guinéenne nous avons mis en place en juin 2018 une fiche bilan (Cf. fiche bilan). Nous avons pu évaluer ces feuilles en octobre 2018. Bilan 1/3 des feuilles sont complètement remplies, 1/3 le sont partiellement et 1/3 ne le sont pas dutout.

Nous avons donc pu discuter ensemble des problématiques de cette feuille, 2 problèmes importants ressortent de cette analyse :

    • certains intervenants n’ont pas été formés au remplissage de la feuilled’intervention,

    • lors des interventions, il leur est difficile quelquefois de remplir la feuille par manque de temps (urgence du rapatriement, foule autour d’eux lors del’intervention).

 

Lors de cette mise au point, ils ont proposé de faire au moins 1 fois par semaine une formation à tous les soignants de l’hôpital susceptibles de partir en ambulance ( avec feuille de présence). Pour le deuxième problème, nous leur avons proposé de la remplir lors du transfert ou à l’arrivée à l’hôpital puisque normalement une autre équipe est censée prendre en charge la victime à l’arrivée.

 

A ce jour, 19 victimes ont été rapatriés à l’hôpital de Siguiri (cf. feuilles d’intervention), nous ne connaissons pas le nombre de victimes rapatriées à Bamako ou à Conakry.

 

4)Les perspectives du projet à court, moyen et long terme

 

A court terme:

 

  • Equiper les équipes d’intervention d’une tenue au moment des interventions (chaussures renforcées et plus hautes car interventions sous la pluie et dans la boue, si pas de tenue intégrale penser à une veste pour chaque intervenant avec des poches, des chasubles pour pouvoir être bien repéré lors des interventions).

  • Assurer l’entretien du véhicule en termes techniques et d’hygiène : voir avec la SAG comment le planifier, se mettre d’accord sur l’entretien technique à faire ​​ (quels ​​ changements ​​ plaquettes ? ​​ freins ? liquides diverses ? au bout de combien de kms ?….).

  • Assurer un suivi des recettes et des dépenses du dispositif. Dr Bala doit s’en charger afin de répondre aux problèmes liées aux dépenses courantes pourl’ambulance.

  • Mettre un système de clé de sécurisation du réservoir : nous espérons pouvoir régler ce problème en janvier.

  • Renforcée les formations au sein des soignants de l’hôpital : un responsable formation guinéen des urgences doit être identifié, nous verrons cela enjanvier.

  • Electricité dans l’ambulance : voir avec la SAG, nous le ferons enjanvier.

  • Manque de consommables : il nous faut un listing détaillé des besoins en consommablescourants.

  • Créer un lien entre les soignants de la SAG et l’hôpital préfectoral de Siguiri pour lesformations.

  • Mettre un socle dans la salle de garde pour le téléphone et continuer à sensibiliser les équipes de garde.

  • Trouver un 2eme ambulancier, le former, lerémunérer.

  • Faire une réunion avec les chefs de service et le directeur de l’hôpital préfectoral de Siguiri afin de les sensibiliser sur le besoin d’un travail en équipe pour la prise en charge des blessés, les urgences ne peuvent pas absorber toute la prise en charge des patients et devraient pouvoir référer les patients dans les services adaptés. EDA s’en occupera lors de la mission de janvier. L’objectif sera d’avoir un état des lieux chaque jour au moment du STAFF des places disponibles surl’hôpital.

  • Créer une liste des établissements maliens pouvant prendre en charge potentiellement les patients de Guinée afin de pouvoir les prévenir, de travailler ensemble à l’élaboration générale du fiche de transfert et de faciliter lestransferts.

 

A moyen et long terme:

 

  • Mise en place d’un système de radio afin d’améliorer la communication interéquipe.

  • Maitriser l’oxygénothérapie par extracteur et pourquoi pas équiperl’ambulance.

  • Réfléchir à un schéma d’interventions entre la SAG, le syndicat des transports (qui nous a paru très intéressé par le projet de l’ambulance), le camp militaire (qui a démarré les formations de premiers secours aux victimes avec EDA) et l’hôpital préfectoral deSiguiri.

  • Avoir une cohérence financière sur le projet del’ambulance.

  • Avoir une deuxième ambulance.

  • Trouver un financement pour 1 médecin supplémentaire et un ambulancier enplus.

  • Réfléchir avec les équipes locales à une restructuration du service des urgences à l’échelle de la chaine de secours qui se met enplace.

  • Envisager une campagne de prévention routière sur le port du casque en priorité avec une prise en charge gratuite des soins lorsque le casque est présent au moment de l’accident. Mettre en lien la SAG, le syndicat des transports, l’hôpital de Siguiri etEDA.

 

Nous avons établi ensemble une liste d’actions (cf. objectifs ambulance janvier 2019) à mettre en place avant la prochaine mission d’EDA, janvier 2019. Ceci nous permettra encore une fois de faire le point sur les difficultés rencontrées pendant les 3 derniers mois. Nous avons prévu une réunion avec toute l’équipe des urgences le lundi 21 janvier 2019 à 14h30 afin de faire le point et de prévoir les actions à venir pendant la mission EDA.

 

 

 

Hors intervention :

Fiche de fonction médecin

 

  • Assurer l’archivage de toutes les fiches d’interventions ayant eulieu.

  • Rendrecompteauprèsdustaffchaquedébutdemoisdunombred’interventionsainsiquedu nombre de victimes prises en charge.

  • Assurer la formation continue de ses équipes concernant le mode interventionnel lors de prise en charge de victimesd’AVP.

  • Teniràjourunelistedesdifférentspersonnelsquiontassistéauxdifférentesformationsetquiseront susceptible de participer au secours. (Noter leurs numéros de téléphone afin de pouvoir les solliciter en cas de départd’alerte).

  • Assurer un débriefing auprès de son équipe à la fin de chaque intervention afin d’échanger sur la qualité de la prise en charge et repérer les éléments àaméliorer.

  • Tenir les comptes de recettes et dépenses del’ambulance.

  • Récupérer le planning mensuel de garde des différents services del’hôpital.

 

En intervention

  • Assurer l’examen initiale de la victime à l’aide de ses équipiers, prescrire oralement la thérapeutique d’urgence à son infirmier. (Reporter ceci sur la fiche biland’intervention).

  • Diriger son équipe dans les différentes manœuvres de secourisme à appliquer selon lasituation.

  • Renseigner scrupuleusement la fiche d’intervention (une fiche parvictime).

  • Renseigner le service des urgences sur l’arrivée des victimes ainsi que sur les suites probables de prise encharge.

  • Assurer la sécurité de ses équipiers lors de la prise en charge sursite.

  • Communiquer avec son équipe.

  • Contrôler la bonne réalisation des soins de secours afin de pouvoir apporter des améliorations lors du debriefing.

 

 

Hors intervention :

Fiche de fonction ATS/Infirmier

 

    • S’assurer du réapprovisionnement de l’armoire à pharmacie aprèsintervention.

    • S’assurer de la présence en nombre suffisant de fiches d’intervention dansl’ambulance.

    • S’assurerquelematérielembarquésoitfonctionneletprêtàl’emploi(Contrôledubon fonctionnement du tensiomètre et du saturomètre au moinsunefois parsemaine).

    • Suivre les formations dispensées par le médecin afin d’améliorer sa prise en charge de la victime. Participer aux différentes sessions de formations de secourisme en équipe proposé afin de maintenir ses connaissances et d’améliorer ses réflexes.

En intervention :

 

  • Assurer en équipe sous la responsabilité du médecin la prise en charge de lavictime.

  • Appliquerlesthérapeutiquesoralesouprescritesparlemédecin.Siprescriptionsorales,nepas oublier de les noter sur la feuilled’intervention.

  • Assurer la sécurité de ses équipiers lors de la prise en charge sursite.

  • Contrôler la bonne réalisation des soins de secours afin de pouvoir apporter des améliorations lors du debriefing.

  • S’assurer de la stabilité de l’état de la victime par des contrôles fréquents et rendre compte au médecin de toutes évolutions favorables ou défavorables. (Ex : contrôler la conscience et la tension durant le trajet retour versl’hôpital).

Fiche de fonction : Ambulancier

 

Hors intervention :

 

  • Assurer la propreté permanente du véhicule:

Un nettoyage de la cellule de l’ambulance devra être fait systématiquement après chaque intervention (nettoyage sol, brancard et surfaces latérales).

Chaque nettoyage devra être notifié sur le cahier de suivi qui doit se trouver dans l’ambulance. Le nettoyage de l’extérieur du véhicule devra se faire lorsque l’ambulancier le jugera nécessaire.

  • Assurer le suivi de l’entretien mécanique du véhicule:

Tenir le cahier de suivi d’entretien, notifier la date et l’heure, le détail des travaux effectués, le prix payé et la personne qui a donné l’argent. (Déposer les factures au docteur Balla)

S’assurer du bon fonctionnement de la climatisation et du nettoyage de son filtre.

  • Mettre à jour ses connaissances et participer à la formation d’autres ambulanciers :Participer aux différentes sessions de formations de secourisme en équipe afin de maintenir ses connaissances et d’améliorer sesréflexes.

Participer à la formation des nouveaux ambulanciers et bien expliquer l’importance de la tenue du cahier de l’ambulancier.

S’assurer de la bonne tenue du cahier lorsqu’une autre personne utilise l’ambulance.

Lors des interventions :

 

  • Conduire en assurant la sécurité des personnes à bord:

Il faut adapter la vitesse en fonction de la circulation, pas de conduite précipitée, éviter le plus possible de mettre en danger l’équipe et les usagers de la route.

Rester dans un état de vigilance optimale (pas de consommation d’alcool ou autres).

Utiliser les avertisseurs lumineux et sonores systématiquement lors du trajet vers les lieux de l’accident ainsi qu’au retour (seul l’avertisseur sonore sera éteint sur les lieux de prise en charge de la victime).

  • Sécuriser l’équipe et la victime pendant l’intervention:

A l’arrivée sur les lieux, mettre le véhicule dans le sens du départ à l’inverse de la circulation (garder en tête que l’ambulance reste la meilleure protection pour l’équipe).

S’assurer d’un périmètre de travail pour les secouristes en écartant les badauds. Porter systématiquement la chasuble jaune afin d’être repéré.

  • Participer aux secours à la victime sous la responsabilité du médecin et/ou de l’ATS :Prendre place dans l’opération de secours sous la responsabilité du médecin et/ou de l’ATS. Assurer la sécurité de ses équipiers lors de la prise en charge sursite.

Contrôler la bonne réalisation des soins de secours afin de pouvoir en discuter lors du débriefing. Communiquer avec son équipe.

Fiche de poste du responsable du cahier des transferts :

 

 

 

Le responsable du cahier des transferts doit s’assurer d’écrire toutes les interventions effectuées dans les hôpitaux et cliniques de la Guinée et du Mali.

Pour cela il doit se servir du registre des transferts et du carnet de facture des transferts. Sur le cahier de transferts doivent apparaitre les éléments suivants :

1- Date, l’heure de départ et d’arrivée du transfert, 2- Nom et prénom de la personne transférée,

3- Le motif de transfert, 4- La destination,

  • Le montant du rapatriement payé par lafamille,

  • Les indemnités du médecin, ATS et de l’ambulancier qui ont participé au transfert, 7- Numéro de la facture faite à la personne qui a payé letransfert,

  • Numéro de la facture ducarburant,

  • Renseigner si par suite du transfert un entretien du véhicule a été fait, 10- Numéro de la facture del’entretien.

A noter que tout transfert vers le Mali ou vers un hôpital de Guinée doit être justifié par :

  • Leregistre

  • Les factures de carburant, entretien et de paiement de lafamille.

L’argent qui restera après les différentes rémunérations, devra être mis à disposition pour les interventions à Siguiri et ses alentours. Une traçabilité stricte est nécessaire afin d’argumenter le projet.