COMPTE RENDU – SOINS INFIRMIERS HOPITAL PREFECTORAL DE SIGUIRI

COMPTE RENDU

SOINS INFIRMIERS

HOPITAL PREFECTORAL DE SIGUIRI

DU 18 JANVIER 2020 AU 1 FEVRIER 2020

 

 

Référent expert :

Eulalie PASTOR

 IDE

 

Introduction

Depuis 2012, l’Hôpital Préfectoral de Siguiri est appuyé par des équipes EDA.

Le projet hygiène (Twinn 2H) a permis l’amélioration des conditions d’hygiène et d’environnement et aux patients de bénéficier de soins plus sûrs et de meilleure qualité, mais de gros progrès restent possibles/indispensables.

Dans le même temps, EDA a participé à l’appui au cabinet dentaire, aux services des urgences, de pédiatrie, de la maternité, du laboratoire et de chirurgie. Des problèmes de gouvernance ont été un frein à l’accentuation de ces appuis en particulier dans les services de médecine générale et de pédiatrie. La nouvelle direction nous apporte son dynamisme et son soutien ce qui permet de proposer des nouvelles compétences.

 

Objectifs de mission :

  • Formation interactive des infirmières et ATS des services des Urgences et de la Chirurgie sur la définition des rôles d’une infirmière de
  • Compagnonnage au lit du patient et au tableau noir sur les thématiques liées aux soins infirmiers pour les personnels des services des Urgences et de
  • Formation sur la prise en charge par les infirmières d’un patient admis aux Urgences

Déroulement de la mission :

Première journée du lundi dédiée à notre présentation auprès des professionnels qui nous ont accueillis. Visite de la structure et des différents services.

Au cours de la mission, nous avons assisté tous les matins au staff pluridisciplinaire. A mon sens, c’est incontournable afin de comprendre leur organisation, leurs mécanismes de réflexion professionnelle et leurs modes de communications.

Puis, chaque membre de l’équipe rejoignait le service concerné. Déjeuner vers 13h. Fin des journées entre 16 et 17h généralement.

 

Observations et constats initiaux :

Moyens matériels disponibles :

 

Pour les formations, mise à disposition de la salle de staff avec le grand tableau blanc.

 

Ordre quantitatif :

Les formations se sont déroulées tous les matins, vers 11h. La durée était d’environ 1h30.

 

L’accompagnement quotidien sur le terrain, a été réalisé de manière plus informelle. Le matin après le staff, et les AM après le déjeuner. J’ai pu observé et donc commenté différents soins : pansements simples et complexes, retrait de points de suture, pose d’une VVP, préparation et administration d’un traitement injectable.

 

Nous avons abordé, de manière informelle également, la surveillance d’un patient inconscient avec notamment la surveillance du score de Glasgow.

 

Ordre qualitatif :

 

Première formation de 10h à 11h en salle de staff donc. Réalisée après une phase d’observation d’une demi-journée (entre lundi AM et mardi 19/01) et en tenant compte du dernier passage aux urgences de Marina (Cf. CR)

Support utilisé : tableau blanc.

Nombre de participants : 11 (3 IDE, 3 ATS et 5 stagiaires)

Introduction de la séance (environ 20 mn) avec rappel des 5 paramètres vitaux mesurables (TA, pouls, FR, saturation en 02, température) et de leurs valeurs normales. Remarque : la saturation ne semble pas être un paramètre que les professionnels ont l’habitude de mesurer.

« Corps » de séance :

Intitulé > ACCUEIL DU PATIENT AUX URGENCES

  • Situation proposée : Monsieur Y, 25 ans, se présente aux urgences pour un TC dans un contexte de chute de sa

–               1 ère partie :

Définir le rôle propre IDE/ATS

Eléments de réponse proposés par les participants et complété par Eulalie.

Le recueil de données : Identité, âge, les circonstances de l’accident, la date et l’heure de survenue de l’accident.

Rappel des facteurs de gravité : PCI, intervalle libre (les participants n’en avaient pas connaissance), vomissements, troubles de la conscience (confusion, agitation, obnubilation), otorragie.

La prise en charge IDE : Installation du patient / Mesure des paramètres vitaux / Recherche d’une plaie associée + nettoyage / Evaluation de l’état de conscience à l’aide du score de GLASGOW / Evaluation de la douleur (remarque : absence d’échelle type EVA) / Evaluation des pupilles : doivent être Intermédiaires, réactives (à la lumière) et bilatérales. Tous les participants ont pu expérimenter le test des pupilles à l’aide d’une lampe / Pose d’une VVP avec un soluté isotonique type sérum salé.

L’accent est mis sur le fait que l’IDE ne doit pas attendre le médecin pour recueillir les données et débuter la prise en charge du patient.

–               2 nde partie :

 

Définir la surveillance IDE

L’accent est mis sur le fait que la surveillance relève du rôle propre de l’infirmier.

Proposition : Surveillance des paramètres vitaux (TA, FC, FR, t°) / Evaluation  de  la douleur / Surveillance du comportement / Surveillance du GLASGOW / Surveillance des pupilles.

Clôture de la séance avec les questions diverses : par exemple, demande de précision sur la signification de « pupilles intermédiaires », du terme d’otorragie.

Jeudi 23/01/2020

Même contenu et même format de séance auprès d’un nouveau groupe ce jour. 8 participants dont 3 IDE + 5 ATS

Accent mis sur le recueil de données relevant également du rôle propre : Où ? Quand ? et depuis quand ? Comment ? à la recherche des circonstances, des ATCD du patient (médicaux, chirurgicaux, gynécologiques) +/- ATCD familiaux, des signes cliniques, des facteurs de gravité…

A la fin de la séance, devant l’absence de questions, « jeu de rôle proposé » :

Un des participants « joue le rôle » de l’IDE et Dr DIALO celui du patient (même contexte : Mr Y, 25 ans, TC). Début du recueil de données. Nous ne sommes pas allés jusqu’à la prise en charge du patient.

Vendredi 24/01/2020

10 participants : 5 stagiaires + 5 titulaires

Absence de Yaya, surveillant général ce jour. Présence du Dr DIALO, thésard.

  • Situation proposée : Madame H, 35 ans, se présente aux urgences pour une Rappel des 3 types d’hémorragies :
    • Internes : Rupture du vaisseau sanguin artériel ou veineux à l’intérieur du corps

(exemple : AVC)

  • Externes : Rupture d’un vaisseau sanguin à l’extérieur du corps (exemple : plaie sur traumatisme)
  • Internes extériorisées : Rupture d’un vaisseau sanguin à l’intérieur du corps avec un écoulement par un orifice naturel (exemple : otorragies, épistaxis, hématémèse, hématuries, rectorragies, mélaena…)

–       1 ère partie :

Définir le rôle propre IDE/ATS

Eléments de réponse proposés par les participants et complétés par Eulalie.

Le recueil de données : Identité, âge, les circonstances de l’accident, la date et l’heure de survenue de l’accident. ATCD médicaux/chirurgicaux/gynécologiques. Traitements en cours.

J’accompagne les participants à recueillir les infos suivantes : localisation (avant-bras), type de plaie (artérielle).

Rappel des facteurs de gravité : recherche du tableau clinique de choc, type de plaie (artérielle en jets – rouge vif), troubles de la coagulation, diabète (retard de cicatrisation).

La prise en charge IDE :

CAT devant une hémorragie externe

  • Se protéger : porter des
  • Compression de la plaie : réaliser un pansement compressif à l’aide de compresses et de bandes. Si le saignement persiste, faire un second pansement compressif PAR DESSUS le premier. Ne jamais retirer le premier pansement car la coagulation a déjà débuté.
  • EVITER AU MAXIMUM la pose du garrot devant risque de nécrose / surcharge électrolytique au niveau du membre comprimé.

Recueillir si possible le type de saignement : en nappe (veineux) ou en jets, qui « pulse » (artériel).

  • Evaluer l’état général du patient : pâleur à la recherche d’une hypoperfusion, TA à la recherche d’une hypoTA, pouls à la recherche d’une tachycardie, saturation à la recherche d’une désaturation, FR à la recherche d’une tachypnée. Sueurs, asthénie. Sensation de soif +++
  • Mesurer les autres paramètres : la température à la recherche d’une hyperthermie.

Une plaie hémorragique représente une rupture de la barrière cutanée. Il existe donc un fort risque infectieux.

  • Poser une VVP : si plaie d’un membre supérieur, préférer le bras « sain ».
  • Recueillir le statut vaccinal du patient : est-il vacciné à jour de sa vaccination anti-tétanique.

L’accent est mis sur le fait que l’IDE ne doit pas attendre le médecin pour recueillir les données et débuter la prise en charge du patient.

–    2 nde partie : Définir la surveillance IDE

L’accent est mis sur le fait que la surveillance relève du rôle propre de l’infirmier.
Proposition :

  • Saturation du pansement : noter en combien de temps si possible la saturation du pansement.
  • Surveiller la température,
  • Surveiller la TA, les pulsations, la FR, la
  • Surveiller l’état général : pâleur,

Point fait sur la surveillance d’une plaie : ROUGEUR, CHALEUR, OEDEME, DOULEUR, TEMPERATURE.

+ odeur, aspect des berges, absence de pus…

Clôture de la séance avec les questions diverses : par exemple, demande d’explicitation sur la chute de la saturation dans le choc hémorragique.

Ce jour, séance très interactive ! Tous les éléments de réponse ou presque ont été apportés par les participants. Excellente interprétation de la mesure des paramètres vitaux.

Samedi 25/01/2020

Rappels sur le choc hémorragique. Présence de 2 stagiaires seulement ce jour.

Lundi 27/01/2020

Présence des membres de l’équipe de chirurgie (IDE, ATS, stagiaires). Même contenu de séance que le 25/01 (Cf ci-dessus). Points abordés :

Plaie hémorragique, tableau clinique du choc hémorragique, rôle IDE et surveillance, surveillance d’une plaie.

Séance très participative. Présence du surveillant de bloc en fin de séance.

Mardi 28/01/2020

Même contenu que le 20/01/2020 sur le traumatisme crânien.

Mercredi 29/01/2020

Même format proposé. Thème abordé : Evaluation de l’état général d’un patient.

Ce sujet a été abordé suite à une des visites dans le service de chirurgie. Un des médecins a décrit l’état d’un malade comme « peu satisfaisant ». Une IDE EDA a questionné cette description. Un débat intéressant a été ouvert.

Par ailleurs, lors d’un staff, un des amendements portait également sur ce sujet : demande de précision de « état général médiocre ». Il me semblait donc intéressant d’aborder ce sujet avec les IDE et ATS car cette question permettait aussi de reprendre la mesure des différents paramètres vitaux.

Jeudi 30/01/2020

Test : proposition d’une évaluation individuelle des connaissances. Anonymat garanti.

Objectif(s) : Evaluation individuelle des connaissances après plusieurs formations auprès des équipes des services de chirurgie et urgences.

Evaluer la pertinence du format proposé sur les 15 jours de mission.

Intérêt(s) : Etat des lieux des connaissances afin d’assurer une continuité cohérente lors des prochaines missions.

Résultat(s) :

Bon accueil de la proposition.

Points à améliorer : Trop de questions (Cf. questionnaire ci-joint) / Questions nécessitant de la rédaction (peut-être préférer le QCM) / Long moment de compréhension des consignes / Barrière de la langue / fait de devoir écrire parfois compliqué pour certains professionnels / Proposer des

supports papier récapitulatifs à la fin de chaque séance (demandés à plusieurs reprises) afin de faire appel à leur mémoire visuelle (ils sont parfois déconcentrés par la prise de notes)…

Point fort : format participatif des séances. L’une d’entre elles a été animée entièrement et avec brio par un étudiant IDE.

Vendredi 31/01/2020

Proposition de reprendre l’évaluation de la veille. Réponse aux questions diverses.

Points forts :

 

  • La présence des équipes est remarquable et notamment celle des stagiaires.
  • L’hygiène des soins infirmiers est correcte compte tenu des moyens à disposition. Le matériel nécessaire à la réalisation des soins « simples » sus-cités est suffisant.
  • Les prescriptions médicales sont plutôt claires bien que la traçabilité des soins est selon moi insuffisante pour limiter le risque d’erreurs médicamenteuses.

 

Recommandations pour la suite des actions :

 

  • Accompagner les professionnels paramédicaux des services des urgences et de la chirurgie à faire davantage de liens entre pathologies, signes cliniques et surveillance du patient.

 

  • Les accompagner dans cette optique à l’analyse de leurs pratiques professionnelles. La mise en situation me semble être un outil adapté.

 

Conclusion :

 

Mission encourageante de part l’implication des professionnels de santé dans l’amélioration de la qualité des soins au sein des services des urgences et de chirurgie.

 

Il s’agit de ma première mission ainsi que de mes premiers pas sur le continent africain. Je me suis sentie, à titre personnel, démunie. Le manque de moyens matériels, l’accessibilité aux soins, la promiscuité dans les « chambres » où il fait une chaleur parfois étouffante, la notion de respect de pudeur et d’intimité, la prise en charge des patients atteints de troubles psychiatriques…

 

Le choc est aussi culturel. En effet, pour commencer, la notion de temps est bien différente de la notre, européens.

Mais je dirai que ce à quoi je n’étais pas du tout préparée, c’est le fossé culturel gigantesque quant aux rapports au corps, à la douleur et à la mort.

 

Mais l’accueil des guinéens est chaleureux et leur bienveillance immense.

 

Enfin, un immense merci à toute l’équipe que je retrouvais avec grand plaisir tous les soirs.

 

 

 

 

 

ANNEXE 1 :

 

Voici le document laissé à disposition par les équipes afin d’assurer la continuité des formations IDE :

Renforcement des compétences IDE et ATS au service des urgences .

 

 

Après entretien avec le chef du service des urgences et son adjoint, demande a été faite d’accompagner le personnel soignant concernant les premiers reflexes à l’accueil d’un patient aux urgences.

La formation se déroulera auprès de quatre groupes distincts prédéfinis (IDE et ATS) Intitulé : le rôle propre infirmier/ATS au service des urgences.

Plan et contenu.

  • Le rôle de l’infirmier ou ATS :
    • Le rôle prescrit :
      • Rappel sur le cadre légal de la profession et notion de travail en collaboration avec le médecin (différence entre soin et thérapeutique).
    • Le rôle propre :
      • Rappel des compétences propre de l’infirmier (ce qu’il peut faire sur sa propre initiative).
    • L’accueil du patient :
      • L’installation du patient, les premiers soins
        • Ici nous abordons les premiers soin pouvant améliorer la situation du patient en urgence, notion d’installation du patient afin de facilité le travail du médecin, un accent est mis sur la communication avec le patient (recueil de données auprès du patient ou des proches , explication des suites de sa prise en charge )

 

 

  • 5 situation sont abordées :
    • Le patient dyspnéique :
      • ½ assis
      • Sat O2 +/- O2
      • Surveillance qualitative et quantitative (FR, cyanose )
      • Prendre les autres paramètres

 

  • L’hémorragie :
    • Le pansement compressif .
    • L’évaluation des pertes sanguines
    • La TA , Le pouls
    • Prendre les autres paramètres
    • La pose de VVP
    • La surveillance
  • L’inconscience
    • La mise en PLS
    • L’interrogatoire des proches
    • Le Glasgow , les pupilles , la TA le pouls , la glycémie
    • Prendre les autres paramètres
    • La surveillance
  • La plaie
    • Détersion et nettoyage autour de la plaie a l’eau savonneuse
    • Ecarter tout ce qui pourrais gêner au traitement de la plaie (habits)
    • Positionner le patient afin de pouvoir traiter la plaie.
    • Prendre les paramètres .

Discussion sur les cas de fracture et d’hyperthermie, échange d’expérience

 

 

 

  • La prises de paramètres ( traçabilité)
    • A détailler
      • Travaux pratiques :
        • prise de pouls (quantité, qualité)
        • prise de tension
        • saturomètre, fréquence respiratoire
      • La communication avec le médecin
        • Les transmissions efficaces
          • Travail sur différents scenarios mettant en jeu un acteur jouant la victime et un soignant simulant sa prise en charge.
            • Le même soignant effectue ses transmissions auprès du médecin envers le
            • Discussion et correction en équipe.
          • CONCLUSION

Importance de la maîtrise de la prise de paramètre

 

ANNEXE 2 :

Compléments de supports de cours IDE

Eulalie Mission Janvier 2020 :

 

 

La dyspnée

Qu’est-ce que la dyspnée ?

  • Observer le patient : présence d’un sifflement ? un tirage ? une cyanose ? un balancement thoraco-abdominal ?

La dyspnée voire la détresse respiratoire aigüe entraine souvent chez le patient une forte angoisse : rassurer le patient.

  • Mesurer la saturation en oxygène et l’interpréter : doit être comprise entre 95 et 100 %
  • Mesurer la fréquence respiratoire : à l’aide d’un chrono, sur 30 secondes, mesurer la fréquence > 1 FR = 1 inspiration + 1 expiration.

Multiplier par 2 pour obtenir un chiffre sur 1 minute afin que ce soit plus parlant pour le médecin.

  • Installer le patient : en position demi-assise.
  • Débuter l’oxygénothérapie si besoin : mettre en place l’oxygène aux lunettes si saturation < 95% et ajuster le débit en fonction de la saturation en
  • Mesurer les autres paramètres vitaux : TA, pouls, température.

La mesure des autres paramètres nous permet d’étoffer le recueil des données.

Par exemple, la fièvre associée peut orienter le médecin sur une pneumopathie.

Recueil de données :

  • Depuis quand ?
  • Dyspnée majorée à l’effort ?
  • ATCD
  • Traitement(s) en cours

 

 

Hémorragie(s)

3 types d’hémorragies :

  • Internes : Rupture du vaisseau sanguin artériel ou veineux à l’intérieur du corps (exemple : AVC)
  • Externes : Rupture d’un vaisseau sanguin à l’extérieur du corps (exemple : plaie sur traumatisme)
  • Internes extériorisées : Rupture d’un vaisseau sanguin à l’intérieur du corps avec un écoulement par un orifice naturel (exemple : otorragies, épistaxis, hématémèse, hématuries, rectorragies, méléna…)

CAT devant hémorragie externe

  • Se protéger : porter des
  • Compression de la plaie : réaliser un pansement compressif à l’aide de compresses et de bandes. Si le saignement persiste, faire un second pansement compressif PAR DESSUS le Ne jamais retirer le premier pansement car la coagulation a déjà débuté.

Recueillir si possible le type de saignement : en nappe (veineux) ou en jets, qui « pulse » (artériel).

  • Evaluer les pertes sanguines : si possible, renseigner le nombre de compresses imbibées.
  • Evaluer l’état général du patient : pâleur, TA (si hypotension sur plaie du membre supérieur, ne pas hésiter à surélever les jambes du patient),
  • Mesurer les autres paramètres : la température.

Une plaie hémorragique représente une rupture de la barrière cutanée. Il existe donc un fort risque infectieux.

  • Poser une VVP : si plaie d’un membre supérieur, préférer le bras « sain ».
  • Recueillir le statut vaccinal du patient : est-il à jour de sa vaccination antitétanique ?

 

 

La surveillance :

  • Saturation du pansement : noter en combien de temps si possible la saturation du
  • Surveiller la température, frissons
  • Surveiller la TA
  • Surveiller l’état général : pâleur,

 

 

CAS PARTICULIERS :

Plaie thoracique > position demi-assise si possible Plaie abdominale > à plat dos cuisses et genoux fléchis Plaie oculaire > décubitus dorsal

 

La plaie

  • Déshabiller le patient
  • Nettoyage de la plaie à l’aide d’eau propre et de
  • Appliquer une solution antiseptique , dans la mesure du possible, garder le même
  • Mesure des autres paramètres : température (risque infectieux), TA, pouls, évaluation de la
  • Ne pas laisser la plaie à l’air libre en attendant le médecin. Essayer de

protéger à l’aide d’une compresse ou d’un champs stérile.

Recueil de données :

  • Les circonstances : avec quoi ? comment ?
  • Quand ?
  • Rechercher facteurs de gravité : le diabète par
  • Vérifier l’état vaccinal du patient : tétanos.

 

 

Inconscience

 

 

Qu’est-ce qu’une « personne inconsciente » ?

 

 

L’évaluation de la conscience fait partie du Bilan des Fonctions Vitales : Demander au patient d’ouvrir les yeux

Lui saisir les deux mains et lui demander de « serrer les mains »

 

 

Si pas de réponse > inconscience.

 

 

Les risques encourus :

Risque d’inhalation du bol alimentaire si vomissement(s).

 

 

Mettre le patient en PLS : bascule de la tête prudente pour libérer les voies aériennes supérieures. Saisir le menton à l’aide de la pince (pouce + index) afin d’ouvrir la bouche et vérifier qu’il n’y ait pas de corps étranger.

 

 

Mise sur le côté.

 

 

  • Mesurer le score de GLASGOW
  • Observer les pupilles : Intermédiaires (pour éliminer une mydriase ou un myosis), Bilatérales (éliminer une anisocorie), Réactives à la lumière. IRB
  • Mesurer les autres paramètres vitaux : TA, pouls, température.
  • Mesurer la glycémie : pour éliminer hypoglycémie.
  • Surveiller le patient : pouls, respiration (FR).

 

 

Interrogatoire du patient :

  • Quand ? Comment ?
  • Prise de médicaments ? alcool ? drogues ?
  • Notion de traumatisme crânien ?
  • ATCD médicaux
  • Enceinte ?
  • Notion de morsure de langue ?
  • Emission d’urines ?

CAS PARTICULIER : la femme enceinte > mémo technique, elle est « mal à droite ». Préférer le côté gauche pour préserver le réseau d’irrigation du bébé.

 

 

Mesure des paramètres

 

 

  • Prise de pouls :

Une pulsation = une contraction ventriculaire.

 

 

  • Où le prendre ? Carotidien, radial, fémoral.

Le pouls carotidien est le dernier à disparaitre. Si pouls carotidien perçu, on peut imaginer que la TA systolique est de minimum 4.

 

 

  • Sauf urgence vitale, préférer la mesure du pouls radial afin d’en apprécier la qualité : régulier/irrégulier, bien frappé/filant.

Astuce : prendre le pouls à l’aide de l’index et du majeur et éviter le pouce Chez l’adulte, le pouls doit être compris entre 60 et 80 puls par minute.

Chez l’enfant : 90 à 110 puls par minute.

Chez le nourrisson : 100 et 130 puls par minute.

  • Prise de TA :

Systole > pression dans les artères au moment de la contraction cardiaque, on l’appelle « maxima ».

Diastole > pression dans les artères au moment du relâchement du ventricule, on l’appelle « minima ».

 

 

Prise de la TA de préférence assis, le bras bien tendu. Positionner le brassard en suivant l’artère humérale.

  • Ainsi un patient avec TA > 140/90 mmHg est considéré comme hypertendu et un patient avec une TA < 90/50 est considéré comme
  • Ne pas hésiter à prendre la TA aux 2 bras : afin d’éliminer une asymétrie tensionnelle.

 

 

La saturation en oxygène

 

  • Doit être comprise entre 95 et 100% à l’air
  • Positionner l’appareil au bout du doigt, propre. Eviter les ongles avec du vernis/henné…

La température

Degré de chaleur du corps humain. Chez l’homme, la norme se situe entre 36,8 et 37,5 degrés. Elle permet de :

  • Evaluer l’état de santé
  • Orienter le diagnostic
  • Surveiller l’évolution d’une pathologie
  • Contrôler l’efficacité d’un traitement

 

 

ANNEXE 3

 

 

Ci-jointe : proposition de protocoles au sein du service des urgences élaborés avec tous les éléments apportés par les professionnels au cours des deux semaines de la mission.

COPRODUCTION, validée et signée par le Dr CAMARA.

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